Magazine Sport & Vie > Sport & vie n° 72


Vaccinées à la merde

A l'époque, on expliquait que certaines transfusions sanguines s'inscrivaient dans le cadre des recherches menées dans le plus grand secret derrière le rideau de fer. Le procédé était le suivant. On faisait pédaler l'athlète sur un home-trainer jusqu'à la limite de l'épuisement.

Ensuite, on le vidait carrément de son sang que l'on remplaçait par une même quantité de sang neuf. Le sang vicié était traité de façon à en extraire les toxines que l'on réutilisait plus tard sous forme d'injection à doses progressives afin que l'athlète entraîne son organisme dans une sorte d'accoutumance au poison qui devait lui permettre d'élever ensuite son niveau de performances.

Ce type de "vaccin" anti-fatigue aurait été essayé sur les nageuses est-allemandes inscrites aux championnats du monde à Belgrade en 1973.

On comprend mieux pourquoi elles faisaient si souvent grise mine sur les podiums.

Sport et Vie n°72
Sur le front du dopage

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