Le retour de la pochette
Elle consiste à se faire retirer du sang que l'on conserve ensuite au frigo pour le réinjecter plus tard et améliorer ainsi les capacités d'oxygénation en prévision des efforts à fournir.
Cette technique avait été popularisée par le coureur finlandais Lasse Viren, quadruple vainqueur aux Jeux olympiques de Munich (72) et de Montréal (76) sur cinq mille et dix mille mètres.
Elle sera ensuite copiée par beaucoup d'autres athlètes, notamment les cyclistes de l'équipe américaine dans leur razzia aux Jeux de Los Angeles ou encore par Francesco Moser lors de son record de l'heure. A la fin des années 80, la méthode fut détrônée par l'EPO qui permettait le même résultat sans la lourde infrastructure.
La transfusion implique en effet un matériel stérile et la présence d'un médecin spécialisé dans la manipulation toujours périlleuse de flacons de sang. Si ces techniques reviennent au goût du jour, c'est tout simplement qu'on a progressé dans le dépistage de l'EPO et de sa petite sœur, la darbépoietine alfa. On s'est souvenu alors que la transfusion sanguine possédait cet immense avantage d'être indécelable au contrôle.
Il nous étonnerait beaucoup que les Autrichiens soient les seuls à s'en être rendus compte!
Sport et Vie n°72
Sur le front du dopage