Magazine Sport & Vie > Sport & vie n° 77


La réponse qui tue

Dans le dernier numéro, une brève intitulée "la question qui tue" mettait les experts au défi de citer quelle spécialité pharmaceutique se cachait sous la dénomination cabalistique de "dialcoylamides des acides alcoylaminobutyriques" reprise dans la liste des produits interdits en 1966. Nous n'avons reçu aucune réponse.
Et pour cause!
Le produit était pratiquement inconnu à l'époque de son interdiction dans le sport et, ensuite, il changea carrément de nom. On retrouve la molécule sous l'appellation énigmatique "cropropamide?crotétamide" dans la liste adoptée par l'UCI et le CIO. Mais cela ne vous aidera pas beaucoup. Sachez alors qu'il s'agit d'un vulgaire stimulant respiratoire, le Micorène®, commercialisé en France depuis 1962, que certains lecteurs se souviendront avoir consommé après un refroidissement.
Ce Micorène® valut d'ailleurs à Pascal Simon d'être privé de sa victoire dans le Dauphiné en 1983 au profit d'un certain Greg LeMond.

Dr JPdM
Sport et Vie n°77
Sur le Front du Dopage

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