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NB. Tous les courriers relatifs aux demandes d'AUT doivent être adressés à la cellule médicale de l'AFLD, 229 boulevard Saint Germain, 75007 Paris.
Un nouveau standard international pour les AUT a été adopté par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) le 20 septembre 2008. Il sera annexé dans sa nouvelle version à la convention internationale de l’UNESCO contre le dopage dans le sport. Au plan international, ce nouveau standard est entré en vigueur le 1er janvier 2009, à l’instar du nouveau code mondial antidopage. Au niveau national, il sera dans un premier temps traduit par l’entrée en vigueur, le lendemain de la publication au Journal officiel de la République française, de la nouvelle liste des produits interdits élaborée par l’AMA qui tient compte du nouveau standard international pour l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) et prévoit donc la disparition totale des AUT abrégées. Des modifications législatives et réglementaires du code du sport français devront également intervenir, ensuite, pour traduire en détails ce nouveau standard Pour en savoir plus, cliquez ici.
Le code mondial antidopage de l’Agence mondiale antidopage (AMA) a créé la procédure d’autorisation d’utilisation à des fins thérapeutiques (AUT), pour permettre à un sportif d’être autorisé, avant de participer à des compétitions, à utiliser des substances normalement interdites.
Ces textes n’étant cependant pas directement applicables en France, la loi du 5 avril 2006 relative à la lutte contre le dopage et à la protection de la santé des sportifs en a défini les règles au niveau national (article L.232-2 du code du sport). La procédure d’AUT a été précisée par le décret du 25 mars 2007 relatif aux modalités de délivrance des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques. maintenant codifié dans le code du sport (articles R. 232-72 à R. 232-85).
Le guide de l’utilisateur en précise les règles et le fonctionnement, pour le sportif demandeur et son médecin. L’AUT permet de classer directement un dossier de contrôle positif sans ouvrir de procédure disciplinaire, à condition toutefois que la concentration trouvée du produit interdit et l’utilisation qui en a été faite aient été conformes à l’AUT telle qu’elle a été accordée au sportif.
En cas d’absence d’AUT : L’article R.232-49 du code du sport relatif aux contrôles autorisés pour la lutte contre le dopage a prévu la possibilité, pour le sportif contrôlé, de mentionner sur le procès-verbal de contrôle à la fois l’existence d’une AUT, et « les autres éléments fournis par le sportif à l’appui de ses déclarations », notamment les prescriptions médicales qui ont pu lui être délivrées par son médecin. Ce dispositif permettra au sportif contrôlé positif pour une substance utilisée à des fins thérapeutiques, mais qui n’aurait pas demandé d’AUT au préalable, de présenter des justificatifs médicaux pertinents lors de la procédure disciplinaire, conformément aux principes généraux de garantie des droits de la défense. L’avantage de l’AUT, qui suppose une démarche médicale très complète a priori et une participation financière du sportif, consiste simplement à éviter l’ouverture d’une procédure, le contrôle positif faisant directement l’objet d’un classement par la fédération compétente, ou par l’AFLD lorsque celle-ci est compétente en application de l’article L.232-22 du code du sport. L’AUT est donc principalement recommandée aux sportifs de haut niveau, pour lesquels la détention d’une autorisation préalable peut représenter une garantie essentielle.
Quelle procédure pour quelle substance ? (en application à compter du 29 janvier 2009)
L’AUT : elle s’applique pour toutes les autres substances interdites susceptibles d’être utilisées dans le cadre d’un traitement thérapeutique. Dans ce cas, la demande doit être effectuée avec le formulaire de demande de l’AFLD. Lorsqu’elle comprend tous les documents demandés par l’Agence conformément à la délibération n°36 (modifiée par les délibérations n° s 43 et 88 pour les tendinopathies et par les délibérations n°s 55, 88 et 119 pour les maladies asthmatiformes), y compris la contribution financière de 30 euros demandée au sportif (délibération n° 112), l’AFLD notifie au demandeur que son dossier est complet, conformément aux règles prévues par la délibération n°38. Elle doit en principe se prononcer dans un délai de 30 jours. Les trois médecins, indépendants de l’Agence, chargés d’examiner le dossier et choisis sur la liste des médecins prévue par la délibération n° 42, se prononcent à
Cas particulier des demandes d’AUT en cas d’asthme et de ses variantes cliniques :
En cas de traitement impliquant des béta 2-agonistes par voie inhalée et des glucocorticoïdes par voie inhalée, c’est la procédure de demande d’AUT qui s’applique (il est inutile de faire à la fois une demande d’AUT pour les béta 2-agonistes et une déclaration d’usage pour les glucocorticoïdes).
Délai de dépôt de la demande : l’article R. 232-80 du code du sport précise que la demande d’AUT devrait être déposée 30 jours avant la première compétition pour laquelle le bénéfice en est demandé, pour laisser à l’Agence le temps de se prononcer. L’autorisation vaut alors à compter de sa notification au sportif. Ce n’est qu’en cas d’urgence médicale (blessure nécessitant un traitement rapide par exemple), d’état pathologique aigu ou de circonstances exceptionnelles (grève de la poste, absence du médecin, cas de force majeure,…), et à condition de le motiver, qu’une AUT pourrait être délivrée après la date de la compétition, toujours dans le délai de trente jours, mais avec une portée rétroactive à la date de la compétition.
Critères d’examens de certaines pathologies : Pour certaines pathologies correspondant à des catégories fréquentes et classifiables, l’Agence a constitué un comité médical consultatif, composé de médecins compétents dans ces domaines, qui a arrêté un certain nombre de critères de recevabilité des demandes pour guider les médecins qui établissent la partie médicale de
Secret médical : Les données médicales décrivant la pathologie du sportif demandeur sont confidentielles : c’est pourquoi les médecins experts examinent des dossiers anonymes. Le dossier médical demeure au sein de l’AFLD. Celle-ci doit cependant transmettre au médecin de l’AMA les décisions administratives favorables ou défavorables, pour les sportifs de niveau international ou contrôlés par l’AMA ou leur fédération internationale, ainsi que le compte rendu médical, si le sportif l’a accepté.
Frais d’instruction d’une demande d’AUT : En raison de la nécessité de recourir à l’examen systématique par un CAUT composé d’au moins trois experts, la participation du demandeur aux frais d’instruction a été fixée à 30€ à compter de 2009, quelle que soit la nature de la pathologie.
Renouvellement : Il est possible de bénéficier d’une procédure allégée pour les renouvellements, si la décision originelle l’a prévu, notamment pour des pathologies chroniques. Dans ce cas, il ne sera pas demandé de nouvelle contribution, ni de nouveaux examens médicaux s’ils datent de moins de deux ans. En revanche, il sera nécessaire d’utiliser le formulaire de renouvellement d’AUT standard ou abrégée, selon le cas.
Recours : En cas de décision de refus, le demandeur peut déposer un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Paris, dans un délai de deux mois à compter de la notification de
Sportifs de niveau international : Les sportifs de niveau international doivent demander une AUT à leur fédération internationale, en application des règles de cette dernière, généralement identiques au standard international pour les AUT élaboré par l’AMA. La loi du 3 juillet