Bibliothèque > Témoignages: milieu sportif


Positif

Commentaires sur le livre

LA DEDICACE D'UN AUTEUR : En 1996, le rêve de mon entraîneur devenait réalité ; en passant professionnel sans véritablement le vouloir, j'entrai dans un milieu qui m'était inconnu. Depuis, 5 années ont passé, et je m'interroge sur mon avenir ; désormais, le dopage généralisé et l'hypocrisie dominante ne font que réduire mes ambitions et ma motivation. Fort heureusement, mon amour pour le vélo est intact et ma vie personnelle merveilleuse. J'ai écrit ce livre afin de décrire l'ambiance et les mentalités dominantes dans une équipe professionnelle ou un peloton. Destiné aux jeunes sportifs, à leurs parents, à leurs éducateurs ou même aux amoureux-curieux du 2 roues, il donne les anecdotes, les faits face auxquels j'ai été confronté et qui ont fait plonger certains coureurs dans le fléau qu'est le dopage. Ne pas se doper est possible. Grâce à une motivation intrinsèque et une occupation limitée du sport dans sa vie, faire partie de l'élite sans avoir recours à des procédés dopants est facilement imaginable. Car finalement, si un sportif se dope, c'est qu'il l'a choisi. (Christophe Bassons)
France Inter : 25 novembre 2000


Texte inscrit au dos du livre :

" Longtemps j'ai pédalé sans un mot. Je me suis muré dans le peloton et dans le silence. Pendant trois ans, je n'ai lâché que des soupirs quand la côte se faisait raide, les jambes dures, le souffle court et l'adversaire impitoyable. J'ai supporté sans broncher tous les excès de ce monde cycliste que je voulais mien. J'ai beaucoup pleuré pendant ces longs mois. Ceux qui couraient en tête ne pleuraient pas et ne suaient pas non plus. J'ignorais qu'il ne suffisait pas de donner sa sueur et ses larmes. Il fallait aussi donner son sang. Le dopage. J'ai appris comment cette médecine dévoyée est devenue indissociable de l'exploit et même de la simple pratique. Je n'ai jamais été capable de tricher pour gagner, malgré la certitude qu'il n'y avait pas de place pour M. Propre dans le peloton. Le Tour de France 1998 aura été ma planche de salut quand il aura été le cauchemar des autres. J'ai fini par me faire remarquer. Aujourd'hui je parle trop. Car je dois raconter le cheminement qui m'a conduit à cette alternative : me doper ou partir. J'esquisse cette autobiographie qui se veut également l'autopsie du milieu cycliste pour la foule qui nous fait une haie d'honneur sur les routes de juillet. Et aussi pour que le gamin, doté de quelque talent et d'une réelle passion pour le vélo, ne soit plus obligé de se planter dans les veines une seringue empoisonnée ".

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