Pétard mouillé
Comme cet ancien champion du monde de surf, l'Australien Mark Occhilupo, interpellé par la police de Rio de Janeiro alors qu'il fumait du haschisch juste avant de participer à une compétition. Occhilupo, champion du monde en 1999 et deuxième du classement mondial cette année, a déclaré qu'il ignorait que la marijuana était interdite au Brésil. Après quelques formalités administratives, il a néanmoins pu participer à la compétition (terminant à la deuxième place derrière le Brésilien Trent Munro) tandis que sur la plage, on se disputait entre policiers chargés de faire respecter la loi et surfers qui les encourageaient à s'occuper plutôt des "vrais criminels". De ce point de vue là, c'est sûr, l'Australien ne représente pas un grand danger. En revanche, on notera tout de même que, contrairement à ce qu'affirment beaucoup de pseudo-spécialistes, le joint avant la compétition n'est pas forcément une hérésie. Cela dépend des personnes. Pour certaines, le haschisch produira une sensation d'endormissement néfaste à la performance. Pour d'autres, il lèvera les inhibitions et permettra à l'athlète d'affronter sans défaillance une compétition à hauts risques émotionnels. A partir de là, l'inscription du haschisch sur la liste rouge n'est peut-être pas aussi stupide qu'on veut bien le dire. Au même titre que l'alcool ou les bêta-bloquants.
Sport & Vie n° 68
Sur le front du dopage