Patrick Laure, Médecin sociologue spécialisé sur les questions de dopage
«Le dopage est une pratique culturelle dans le cyclisme.»
Le Monde, 20 juillet 1998
«On peut considérer que les médecins sont dans l’ensemble un facteur favorisant du dopage : pas volontairement mais parce qu’ils méconnaissent complètement le sujet et ils le disent eux-mêmes : ils ne sont pas préparés à cela, ils n’en savent rien, on ne leur a jamais expliqué en réalité.»
Sport dans la Cité, 1997
«Ces quinze dernières années, quelques rares disciplines sportives ont été accusées de doper leurs jeunes pratiquants, en particulier la gymnastique soviétique. C’est ainsi qu’un médecin belge a décrit des « traitements criminels » destinés à limiter la croissance staturale des fillettes les plus douées, pour en faire « définitivement des naines », et à développer leur masse musculaire . Le tout, grâce à l’injection de corticoïdes, d’androgènes et de bloqueurs de l’hormone de croissance.»
Sport et vie n°49
«Une étude internationale, publiée en 1997, révèle que près de 5 % des enfants sportifs reconnaissent user de produits dopants. Aux Etats-Unis, l’âge moyen de la première prise de stéroïdes anabolisants est de 8 ans. En France, entre 12 et 14 ans. C’était le cas en Amérique du Nord il y a quelques année, la moyenne s’est onc considérablement rajeunie. La prise de dopants s’est aussi féminisée.»
Science et vie n°206, mars 1999
«Il ne faudrait pas s’imaginer que les jeunes sportifs sont tous dopés contre leur gré. Car bien des mineurs y sont franchement favorables. Selon une étude de l’INSEP effectuée auprès de 4465 Franciliens âgés de 8 à 18 ans, 6.9 % approuvent le dopage, en particulier les garçons et ceux qui souhaitent devenir champions plus tard.»
Science et vie n°206, mars 1999