Le net, c'est pas net
Pour prouver cela, il a soumis deux anciens pots de produits à l'analyse par le laboratoire du professeur Lhermitte du centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille.
Celui-ci a constaté effectivement une présence de nandrolone et de produits dérivés qui ne figuraient évidemment pas dans la composition indiquée par le fabricant. Le 16 novembre dernier, la Fédération Française d'Athlétisme (FFA) a admis l'argument.
Michel Marle, vice-président chargé de la lutte antidopage a commenté cette information:
"Cela n'excuse pas Christophe Cheval, qui a fait une bêtise. Toutefois, cela nous amène à mener une action entre nos avocats et les siens pour que ce genre de pratique cesse. Il faut trouver les responsables."
Suspendu pour deux ans, Cheval (30 ans) a déposé plainte contre la société de vente par correspondance qui lui a fourni les produits, strictement identiques à ceux qu'il achetait précédemment en pharmacie, mais un peu moins chers. Enfin, Michel Marle a précisé que la FFA a l'intention d'appuyer l'année prochaine la demande de Christophe Cheval de bénéficier d'une réduction de peine auprès de la Fédération internationale (IAAF) afin de lui "permettre de tenter de se qualifier pour les Mondiaux de 2003 à Paris". Certains athlètes ont pu bénéficier de cette mesure de clémence pour bonne conduite en effectuant des actions de prévention et d'éducation sur le dopage.
Dans le cas présent, il serait très opportun qu'il relate son expérience d'achat par correspondance!
Dr JPDM
SPORT ET VIE N°70
Sur le front du dopage