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Jean Paul Ferret, médecin de l’équipe de France de football et de l’Olympique Lyonnais

"On sait désormais que certains produits pris, pouvant paraître anodins, peuvent par interférences donner positif… Je suis favorable à des sanctions très dures s'il est prouvé qu'ils (les joueurs) sont coupables…Il est cependant difficile d'être sûr".

"On en est à analyser tous les produits qu'ils [les internationaux français évoluant à l’étranger] prennent dans leur club".

"Systématiquement, on exige une analyse du labo, même pour les compléments alimentaires. On a ainsi trouvé deux ou trois produits a priori sains qui contenaient des impuretés, des résidus d'anabolisants (…) à peine ils ont un doute, ils m'appellent (…) En Italie, où il existe une culture de la piqûre, aucun produit interdit ne figurait dans ceux administrés aux Bleus (…) Bien souvent, après l'effort, on flirte avec ces 2 nanogrammes. En revanche, si on refait le contrôle une heure après l'effort, le taux retombe très sensiblement. En fait, on ne maîtrise pas tout dans une période d'effort".
"Il est dommage de diaboliser ce produit [il parle de la créatine] alors qu'il y en a de bien pires. Si on ne prend que ça, cela ne me dérangera pas beaucoup".

"Avec un bon suivi médico-longitudinal, on n'a pas besoin de se doper dans le football".

AFP, 24 avril 2001


«Quant aux anabolisants, ils doivent être utilisés plusieurs mois avant la compétition, souvent durant les préparations hivernales. Dans le football où on joue douze mois sur douze, ce n’est donc pas possible.»

France football, 06 février 1996

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