Les infections opportunistes
Aussi, on peut douter que le coureur Mantelet ait réellement été porteur d'un virus aussi redoutable. Peut-être sa grippe était-elle tout simplement l'alibi qui justifiait son recours au précieux médicament. Auquel cas, il aurait fait de nombreux émules! Voici en effet ce que confiait, sous le sceau de l'anonymat, un entraîneur allemand de football dans un article de Paris-Match en juin 1977.
"A propos de la grippe, il y a aussi le petit truc classique", expliquait-il aux journalistes. "Trois jours avant un match, on annonce que tel avant-centre la star de son équipe est incertain, "grippé", dit-on. Et puis, le jour du match, le joueur est là. On nous raconte qu'il a surmonté sa grippe, qu'il va jouer "à la volonté". Mon cul! Le gars n'a jamais été malade. Mais à la veille du match, il s'est éclairci la cage thoracique en se chargeant à l'éphédrine. Avec ça, il a développé ses facultés respiratoires. Et par-là son pouvoir de récupération. S'il y a un pépin, s'il a un accident sur le terrain, s'il est contrôlé à l'hôpital, il aura une ordonnance avec ses médicaments "antigrippaux". Donc, si on trouve des trucs à l'éphédrine ce sera normal. Ça faisait partie du traitement."
Sport et Vie n°72
Sur le front du dopage