Magazine Sport & Vie > Sport & vie n° 77


Le facteur sonne toujours deux fois

Pour comprendre l'importance prise par l'IGF-1 dans les habitudes de dopage, il faut revenir 20 ans en arrière avec les premiers succès de l'hormone de croissance.
Il s’agissait alors d’une stimulation indirecte. L’hormone n'agissait pas directement sur les tissus mais elle libérait les véritables facteurs de croissance appelés somatomédines.
Parmi eux, on trouve l'IGF-1. Véritable maçon de l'organisme, cette substance produit des os, des cartilages et évidemment du muscle. Tout cela en brûlant de la graisse.
Le dopant idéal!
Certes, son usage est interdit par le CIO depuis 1999. Mais sa détection reste impossible. Rappelons tout de même qu'en mars 2000, des rumeurs faisaient déjà état d'une utilisation massive d'IGF-1 chez les sportifs australiens en préparation des Jeux de Sydney. Cela avait motivé l'ouverture d'une enquête par le ministre des sports, Jackie Kelly.
On attend toujours les résultats!

Dr JPdM
Sport et Vie n°77
Sur le Front du Dopage

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