Coup de barre
Pourtant l'histoire est intéressante et relance le débat sur une éventuelle suppression de la discipline du programme olympique. Rappelons qu'aux Jeux olympiques de Sydney, trois Bulgares et un Arménien avaient été dépossédés de leurs médailles après des contrôles positifs aux stéroïdes.
Sur l'ensemble de la saison, ils étaient vingt à être pris en flagrant délit. Puis, au mois d'octobre, quatre nouvelles têtes tombaient: celles de Tina Chima, Evelyn Ebhomien, Curtis Omaghinor et Oliver Toby, tous membres de l'équipe du Nigeria et positifs à la norandrostérone (métabolite de la nandrolone) lors d'un test conduit par l'Agence mondiale antidopage (AMA).
Cela commence à faire beaucoup de monde. On ne parlait d'ailleurs que de cela aux championnats du monde d'haltérophilie qui se sont déroulés les 6 et 7 octobre à Nauru (Pacifique Sud).
Le président de la Fédération internationale d'haltérophilie (IWF), Tamas Anjan, eut alors cette attitude paradoxale qui consista à sanctionner sévèrement le Nigeria -suspension d'un an de toutes les compétitions internationales- tout en couvrant les athlètes, présentés comme des victimes de compléments alimentaires frauduleux.
Ce type de décision marque peut-être une nouvelle étape dans la lutte contre le dopage, où l'on punirait plus sévèrement les dirigeants que les athlètes, à charge pour les premiers de faire respecter certaines règles de prudence dans leur délégation.
C'est pas idiot!
SPORT ET VIE N°70
Sur le front du dopage