La commission déshabillée
Dans la foulée du sondage précédent, sachez qu'une belle polémique agite actuellement le cénacle olympique à propos de la décision, l'une des dernières de l'ère Samaranch, de communiquer les éventuels résultats positifs au contrôle antidopage, non plus à la commission médicale comme c'était le cas auparavant, mais directement à la commission exécutive.
Cela change pas mal de choses!
Un filtrage de l'information paraît effectivement beaucoup plus facile à mettre en place lorsqu'il implique une poignée de hauts responsables, plutôt qu'une quarantaine de personnalités scientifiques de tous bords. Avec ce système, il est tout à fait possible de tenir secrète n'importe quelle révélation. L'affaire Ben Johnson elle-même n'aurait probablement jamais fait surface si on s'en était tenu aux souhaits des proches de Samaranch qui, en 1988, étaient surtout soucieux de ne pas déplaire aux sponsors.
Cette nouvelle mesure s'inscrit de plus en plus clairement dans l'optique de brider les pouvoirs de la commission médicale. "Bientôt, nous ne serons plus utiles qu'à récolter les urines" regrette le Prince Alexandre de Mérode.
GG
SPORT ET VIE N°70
Sur le front du dopage