Chassez Willy
Cette édifiante histoire a connu un remake cette année alors que Willy Voet accompagnait une équipe de journalistes en tant que consultant extérieur pour une étape du Dauphiné Libéré.
Il disposait pour cela d'une accréditation de suiveur en bonne et due forme. Mais, en cours d'épreuve, Thierry Cazeneuve -le directeur de l'épreuve- l'aperçoit, le fait stopper immédiatement et l'exclut de la course. Le soir-même, il va se fendre d'un communiqué qui nous paraît exemplaire quant au soit-disant esprit de renouveau qui soufflerait sur le cyclisme (... ou alors c'est le souffle d'un coureur gravement asthmatique et privé de Salbutamol®).
Lisez plutôt:
"La Direction de l'épreuve et le Collège des Commissaires déplorent et regrettent la présence en course et dans une voiture de presse (accréditation 231 remise par le Service de Presse de l'organisation) de Monsieur Willy Voet, radié par l'Union Cycliste Internationale. (NDLR : c'est faux. Il n'a jamais essuyé de sanction de la part de l'UCI). La Direction de l'Epreuve et le Président du jury ont admis, en commun, que le Service Presse du 54e Critérium du Dauphiné Libéré a été abusé par un journaliste dûment accrédité et titulaire d'une carte d'identité de journaliste professionnel. Le journaliste qui a commis cette faute d'une extrême gravité ne sera, désormais, plus autorisé à suivre l'épreuve".
Grenoble, vendredi 14 juin 2002, signé par le Président du Jury Edouard Buchette et le Directeur de l'Epreuve Thierry Cazeneuve.
Dr JPdM
Sport et Vie n°74
Sur le Front du Dopage