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Le cannabis et les contrôles antidopage :

En 1999, 28.9 % des cas de dopage recensés en France concernaient des sportifs reconnus positifs au cannabis (sur 8062 contrôles, on a recensé 377 cas de dopage avérés dont 109 cas par le cannabis).

Parmi les disciplines les plus fréquemment concernées on retrouve : le tennis, le tir, l’équitation, l’escrime, le football, le handball et le hockey. Dans les sports collectifs, on constate que les gardiens de but sont les sportifs le plus fréquemment contrôlés positifs au cannabis.

Il faut noter que le cannabis est une des substances dopantes les plus facilement détectable dans les urines. En effet, il se trouve que le ∆9-THC, principe actif majeur du cannabis, n’est éliminé que très lentement par l’organisme et que le principal produit de dégradation du cannabis, le carboxy-THC, se retrouve dans les urines plusieurs semaines après une prise (même unique) , voir même après une exposition incidente prolongée à une atmosphère chargée de fumée de cannabis (fumeur passif).

Malgré l’importante proportion de sportifs contrôlés positifs au cannabis, on ne peut toutefois pas affirmer de manière absolue que leur consommation soit, pour tous, le fait d’une pratique délibérément dopante. Compte tenu de sa banalisation sociale et de sa lente élimination par l’organisme, on peut légitimement se demander si certains sportifs contrôlés positifs ont utilisé le cannabis de manière « récréative » ou dans le but d’améliorer leurs performances.

Quoi qu’il en soit, les sportifs sont des citoyens au statut particulier en ce sens qu’ils doivent par leur pratique sportive (professionnelle ou non) respecter les règles du jeu. Ne pas fumer de cannabis en fait parti.

  

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