Armstrong dément qu'il boudera les épreuves françaises
Le cycliste américain dément l'information selon laquelle il ne disputerait aucune épreuve en France, hormis le Tour :
"Je n'ai aucune revanche à prendre sur les Français. J'essaie juste d'adopter un programme qui corresponde le mieux à mon entraînement…
Le dopage est un sujet à la mode en France. Nous sommes soumis aux sous-entendus et aux insinuations des Français. Si vous sautez, courez ou nagez vite, on vous interroge…
Je suis sûr qu'ils ne trouveront rien, a affirmé le champion. Dans la position où nous sommes, nous ne pouvons pas nous défendre. L'analyse de ces échantillons est la meilleure chose qui pouvait nous arriver…
Les Français ont besoin que leur test soit crédible. Ils ne peuvent truquer les résultats pour nous compromettre, moi ou l'US Postal."
Lance Armstrong, 16 janvier 2001 dans le journal USA Today
"Je pense qu'en ce moment, tout soupçon de dopage doit être vérifié, alors je ne reproche pas aux autorités françaises de faire leur enquête. Je les remercie même de le faire et de vérifier ces soupçons. Les résultats seront connus à la fin du mois et dans l'équipe nous sommes sûr à 100 % qu'ils seront négatifs…
Ce qui se passe nous affecte beaucoup, mais gagner le Tour en 1999, en 2000 et, espérons-le, en 2001 touche la vie de dizaines, voire de centaines de millions de personnes. Il peut y avoir une enquête mais ça ne m'affecte pas, moi ou quelqu'un qui est à l'hôpital, ou quelqu'un qui a un membre de sa famille à l'hôpital. J'influencerai leur vie en étant un athlète à succès et un survivant du cancer…
En ce qui concerne l'enquête, on n'en sait pas plus que quiconque mais la bonne nouvelle, c'est que nous allons avoir une chance de laver notre nom et le nom de notre sport …
Je voudrais clarifier cette histoire [il aurait dit qu’il était regrétable que le Tour de France se déroule en France]. La citation a été coupée. J'aime la France, j'aime ce pays. J'y vis depuis longtemps. Je disais que dans le contexte actuel, c'était dommage de voir ce qui se passait. Le Tour de France ne serait pas ce qu'il est s'il ne se courait pas en France. Il ne serait pas aussi grand…Je continuerai à aller en France. Sinon, ma femme me tuerait. Je n'ai pas vendu ma maison à Nice. Simplement, je n'ai plus de coéquipiers français avec lesquels m'entraîner. Nice est une ville très spéciale pour moi. 2001, cela représente seulement un an et je veux que mes enfants connaissent la France et Nice, maintenant et dans le futur, dans dix ou vingt ans."
Lance Armstrong, le 26 janvier à Altea en Espagne