Rusedski «ambassadeur» de l'ATP - 01/04/2004

David Higdon, vice-président de l'ATP :
«Nous avons décidé de ne pas interjeter appel. Nous avons juste décidé de l'aider à revenir au jeu. Nous pensons qu'aller devant le TAS n'était pas dans l'intérêt de notre sport.»

Malgré un contrôle positif à la nandrolone en juillet dernier, Greg Rusedski a été blanchi le 10 mars par un tribunal antidopage de l'ATP.

Le tribunal antidopage de l’ATP avait, en effet, suivi la ligne de défense du joueur qui a toujours expliqué que ce test positif était du à la consommation de compléments alimentaires fournis par les soigneurs de l’ATP Tour.

Ce joueur d'origine canadienne risquait deux années de suspension qui auraient probablement mis un terme à sa carrière. Il a aujourd’hui 30 ans et navigue dans les profondeurs du classement ATP. Il a été classé n°4 en 1997.

L’accord trouvé avec l’ATP stipule que :
- Le joueur verra son retour à la compétition facilité car l’ATP encouragera les organisateurs de tournois à lui consentir une invitation.
- Le joueur sera invité à se joindre à un groupe d'intervention formé le mois dernier et dont l'objectif est de réduire ou d'éliminer la possibilité de dopage par inadvertance avec des compléments alimentaires.

POUR CONCLURE :

Rappelons quand même que l'ATP avait arrêté la distribution de ces fameux «compléments contaminés» en mai 2003, deux mois avant le contrôle positif de Rusedski !

Doit-on en déduire que si Rusedski est innocenté, la faute incombe à l’ATP qui aurait continué à distribuer ces compléments ???

On aimerait bien savoir !

A moins que les menaces proférées par le joueur au début de l’affaire (comme quoi 43 des 120 premiers joueurs mondiaux seraient dans la même situation que lui *!) auraient permis de le blanchir et, une fois de plus, de ne pas ternir L’IMAGE de ce sport ???

Pour trancher, il faudrait peut être faire appel au consultant John Mac Enroe qui, de ses propres aveux, aurait été dopé à son insu pendant 6 années au cours de sa carrière…

Le coupable serait-il encore l’ATP ?

Non, décidemment dans le tennis il n’y a jamais de coupables…


D.M.

*«Entre août 2002 et mai 2003 quelque chose d'étrange s'est produit. Sur les 120 meilleurs joueurs du circuit ATP, il y a maintenant 43 échantillons qui révèlent des taux de nandrolone élevés, Il n'y a pas d'explication à ça. Je suis l'un des 43…Le dopage n'est pas répandu dans le tennis et quelque chose ne tourne pas rond…»

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