Football : Fabio Cannavaro et les injections intraveineuses - 04/05/2005
Cette séquence tournée en 1999 concernerait l’injection de Neoton, un produit non-inscrit sur la liste des produits dopants.
Plus que le produit, c’est évidemment la méthode qui choque (procédé aujourd’hui clairement interdit par le Code Mondial Antidopage). Encore une fois, le «milieu» du football, s’il ne réagit pas très vite risque, à son tour, de connaître son «affaire Festina». On est là, dans la même configuration que pour le cyclisme avec des soigneurs qui s’occupent d’injecter des produits à des personnes a priori en bonne santé (à noter que pour le Tour de France, le Ministre a exigé que ce soient des kinés qualifiés qui s’occupent des soins des coureurs.)
Heureusement, certains propos, même s’ils sont alarmants, laissent penser que le dopage n’est pas (encore ?) une pratique généralisée dans le football.
Le 10 octobre 2004, le quotidien The Independent avait rapporté les propos du manager d’Arsenal qui participait à Bruxelles à un débat sur l’apport du football à l'intégration européenne. Wenger avait évoqué que que certains de ses joueurs étrangers auraient pu utiliser des produits dopants avant de rejoindre le club anglais.
Sans citer de noms, il aavit révélé que certains de ses joueurs présentaient des symptômes évoquant l'utilisation d'EPO (érythropoïétine) :
«Nous avons eu plusieurs joueurs qui sont venus à Arsenal depuis l'étranger et leur taux de globules rouges dans le sang était anormalement élevé. Ce genre de choses vous fait vous interroger. Il y a des clubs qui dopent des joueurs à leur insu. Le club peut dire au joueur qu'on lui injecte des vitamines et celui-ci ne saura pas forcément qu'il s'agit d'autre chose. Le dopage est un problème dans tous les sports de haut niveau. Je ne dirais pas que c'est un problème majeur dans le football, mais je ne dirais pas que cela n'existe pas.»
D.M
